Peut-on accepter de renvoyer des malades mourir dans leur pays d'origine ? | CISS – Collectif Interassociatif Sur la Santé

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27 septembre 2010

A partir de demain, mardi 28 septembre, sera discuté à l’Assemblée nationale le projet de loi immigration, intégration et nationalité. Ce projet de loi durcit considérablement, une nouvelle fois, le traitement fait aux étrangers en France, y compris les étrangers malades.

Contre l’amendement (CL381) présenté par le député M. Thierry Mariani et voté le 15 septembre dernier en commission des lois, visant à supprimer le droit au séjour des étrangers gravement malades vivant en France, nos organisations ont adressé l’argumentaire joint aux parlementaires.

Cet amendement n’autoriserait la délivrance d’un titre de séjour aux malades étrangers que si le traitement est totalement inexistant dans le pays et sans savoir si la personne peut y avoir accès.

Permettre aux malades d’accéder à la prévention et aux soins permet de prévenir les transmissions secondaires, ce qui protège aussi le reste de la population. Leur refuser l’accès aux soins et le droit au séjour renforce la clandestinité, le non-recours aux soins, le retard dans la prise en charge médicale.

Les impératifs financiers (traitement précoce moins coûteux qu’à des stades avancés) et la protection de la santé des populations en France conduisent logiquement à rejeter tout recul dans la protection des étrangers gravement malades.

Nos organisations (CISS, FNARS, ODSE, UNIOPSS)  demandent à tous les médecins, à tous les parlementaires de s’opposer à cet amendement.

Contact presse :

Marc Paris – Responsable communication – Tél. : 01 40 56 94 42 / 06 18 13 66 95

A télécharger :

Commmuniqué du 27/09/2010 : “Peut-on accepter de renvoyer des malades mourir dans leur pays d’origine ?”