La nouvelle gouvernance du médicament commence … mal ! | CISS – Collectif Interassociatif Sur la Santé

0
38

02 février 2011

Depuis plusieurs semaines, des listes plus ou moins autorisées faisaient apparaître, 10, puis 57, puis 74 médicaments dont la surveillance allait être renforcée.

Cependant, les pouvoirs publics avaient annoncé qu’une liste officielle serait établie par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afsapps).

Ainsi fut-il fait hier : une liste de 77 médicaments et classes de médicaments a été rendue publique.

Ils sont officiellement placés « sous surveillance renforcée » en raison de leurs « signaux de risques » ou de leur commercialisation récente.

Il n’est pas douteux qu’il était urgent d’agir pour des raisons sanitaires autant que pour donner le signal du changement dans la gouvernance du médicament. Et, il faut bien l’avouer, côté changement de gouvernance… c’est comme avant.

Les principaux concernés, médecins et associations d’usagers, n’ont pas été associés à cette annonce, rendus incapables de donner les messages utiles aux publics utilisateurs de ces produits, et bien en peine de comprendre la notion de « surveillance renforcée », sauf à penser que tous les autres médicaments font l’objet d’une « surveillance légère », ce qui n’est guère rassurant !

Et puis de quelle « surveillance renforcée » parle-t-on ? S’agit-il de reprendre les mêmes ? De conduire cette surveillance renforcée sans les patients eux-mêmes ?

Décidément, la démocratie sanitaire est un mot d’usage courant mais de pratique restreinte !

A télécharger :

Communiqué du CISS du 02.02.2011 : “La nouvelle gouvernance du médicament commence … mal !”