Toucher vaginal sur patientes endormies : un non-respect scandaleux des droits des malades ! | France Assos Santé

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09 février 2015

Le « toucher vaginal des patientes endormies » fait une sortie fracassante dans les medias la semaine dernière

Des étudiants en médecine s’exerceraient au “toucher vaginal” sur des patientes endormies au bloc opératoire sans leur consentement. C’est ce qu’a mis au jour la semaine dernière Metronews en relayant une série de documents issus de la Faculté de médecine de l’Université Lyon-Sud Charles-Mérieux. Sur l’un des supports mis à la disposition des étudiants, et publié comme “document officiel” à la rubrique « formation » du site de la Faculté, il était précisé que l’examen clinique de l’utérus se fait en « apprentissage du bloc sur patiente endormie ».

 

De vives réactions, à la hauteur du scandale

Les réactions ne se sont pas fait attendre, de nombreuses déclarations dans la presse venant établir la réalité d’une pratique jusqu’alors niée ou tout au moins passée sous silence.

Une cinquantaine de médecins, journalistes et féministes, ont publié vendredi dernier une tribune contre des pratiques « faisant fi » du consentement des malades, appelant les pouvoirs publics à réagir : « Doit-on enseigner aux jeunes médecins le toucher vaginal ou rectal sur patientes endormies au bloc opératoire ? ».  « Bon nombre de professionnels de la santé et d’internes nous ont expliqué qu’ils doivent apprendre leur métier, et qu’il est préférable que la patiente ne sente rien, ne se souvienne pas que plusieurs inconnus sont passés “la voir” », affirment les signataires. Or ce ne sont pas des « gestes anodins », ni pour les patients, ni pour le futur médecin. « Le consentement libre et éclairé du patient  (…) est clairement le point aveugle de la formation des médecins ».

Le ministère de la Santé a également réagi : « La loi du 4 mars 2002 est très claire : “l’examen d’une personne malade dans le cadre d’un enseignement clinique requiert son consentement préalable“. Aucun acte médical ne peut donc être pratiqué sans avoir auparavant reçu l’accord du patient »« L’apprentissage des touchers pelviens et rectaux doit être réalisé dans le respect de la loi, avec interdiction formelle pour un étudiant d’examiner un(e) patient(e) sans son “consentement éclairé”», ni « sans la présence et la supervision d’un enseignant ». Le ministère a assuré qu’il « continuera de veiller au respect absolu de la loi» et que «si des infractions étaient avérées elles seraient inadmissibles et devraient être sanctionnées.»

L’Ordre des Médecins, à travers son président de section éthique et déontologie, Jean-Marie Faroudja, contacté par l’AFP, a rappelé le « devoir déontologique de recueillir l’accord du patient avant tout examen ».

Les signataires de la tribune précitée (« Plus jamais de toucher vaginal sur patientes endormies sans consentement préalable ») réclament notamment le recueil systématique du consentement des patients « sur les actes pratiqués par des étudiants dans l’ensemble des hôpitaux français ».

Pour le CISS, ces pratiques révélées doivent conduire à débattre de la portée éthique de certaines pratiques médicales

Le Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS), qui œuvre en particulier à la défense des droits des malades, est indigné. Il le serait si cette pratique était un fait isolé, il l’est encore plus en découvrant qu’elle est quasiment institutionnalisée, recommandée dans des supports de formation.

Cette pratique est condamnable à plus d’un titre. Elle soulève des questions d’ordre éthique, pose le problème du respect de la dignité de la personne humaine, et interroge quant à la formation des médecins. Il en va de la protection des malades et de leurs droits !

A lire également, notre communiqué de presse :

Touchers vaginaux : la recherche du consentement, un principe fondamental en panne !, communiqué de presse du CISS du 09.02.2015