Lancement du troisième Plan cancer 2014-2019 | CISS – Collectif Interassociatif Sur la Santé

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06 février 2014

Mardi 4 février, le 3e Plan cancer, qui porte sur la période 2014-2019, a été dévoilé par François Hollande lors de la cinquième édition des Rencontres de l’Institut national du cancer (INCa).

Elaboré à partir du rapport d’orientation du Pr Jean-Paul Vernant, le Plan cancer 2014-2019 s’organise autour de quatre grandes priorités, déclinées en 17 objectifs opérationnels.

Le Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS) partage l’intérêt des 17 objectifs et près de 200 mesures présentés dans le plan, pour les personnes concernées par la maladie, qu’elles soient effectivement innovantes ou déjà existantes dans d’autres dispositifs mais dont il est toujours important de rappeler l’importance dans le cadre spécifique du cancer.

Par ailleurs, il est intéressant de constater la continuité du 3e Plan cancer avec le plan précédent, notamment à travers la généralisation de mesures précédemment expérimentées comme le « programme personnalisé de l’après cancer ».

Toutefois, nous regrettons certaines mesures manquantes telles que « Permettre la prise en charge des implants supports de prothèses dentaires et maxillo-faciales dans la réhabilitation prothétique des patients traités pour des cancers de la cavité buccale, des maxillaires ou des tissus attenants », mesure pourtant présente dans le plan cancer 2 et dont le bilan indique qu’elle n’a pas été réalisée. Visiblement abandonnée, alors que cette mesure semble à la fois à portée de main et incontestablement utile aux malades.

Enfin, par rapport au dossier de l’accès à l’assurance, problématique transversale aux personnes présentant un risque de santé aggravé, on s’interroge sur la portée de la mesure visant à instaurer un « droit à l’oubli ». Il existe déjà une limitation dans le temps pour les questionnaires de santé dans le cadre de la convention AERAS, notamment en ce qui concerne la déclaration des ALD (limitée à 15 ans) et la déclaration des arrêts de travail supérieurs à 1 mois ainsi que des traitements de plus de 21 jours (limitée à 10 ans). Le droit à l’oubli envisagé signifie-t-il de limiter davantage ces délais pour les seuls pathologies cancer ?

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Le site de l’Institut national du Cancer (INCa)