Communiqués de presse – 2007 – Le CISS (droits des malades, accès aux soins …)

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19 janvier 2007

Le CISS avait déjà stigmatisé l’absence problématique de concertation lors des assises nationales des Etats généraux de la Prévention en octobre 2006 en faisant remarquer que ce n’est pas en commandant un rapport par le « haut» que l’on peut rénover la prévention qui de toute façon se fait « en bas » ! Le ministre n’y a manifestement pas apporté une grande attention.

En effet, alors même que les conférences régionales de santé ont été sollicitées pour donner leur avis sur les propositions du rapport Toussaint, le ministre a déjà arbitré en présentant une communication en Conseil des Ministres, le 3 janvier dernier. Sans finalement consulter les conférences régionales de santé…

Le CISS dénonce une telle méthode qui consiste à faire croire qu’une démarche participative est en cours alors que les conclusions sont en fait déjà arrêtées … et s’inquiète de la voir se reproduire : automédication, programmes patients, … ! Serait-ce devenu une habitude ?

En l’espèce, cinq priorités ont été arbitrées dans la solitude de l’exercice ministériel et figurent dans un communiqué de presse particulièrement difficile à trouver sur le site sante.gouv.fr, comme si on avait voulu cacher quelque chose ! Ce communiqué appelle quelques observations sévères, en particulier sur deux orientations :

– La première veut « Faciliter la mobilisation des associations qui interviennent en prévention » … par la mise en place d’une démarche qualité (sic). Il est extrêmement surprenant que les conditions de facilitation n’aient pas été définies ensemble. Si l’on veut créer un label prévention, nous exigeons d’en discuter !

– La seconde soutient qu’il faut « Favoriser la prise en charge précoce » et qu’il s’agit d’une priorité, en particulier pour deux maladies chroniques (examen de prévention du pied pour le diabète et diagnostic de l’hémochromatose génétique). C’est loin d’être inutile, mais c’est insuffisant pour combler l’absence du Plan Qualité de vie des malades chroniques, annoncé depuis plus deux ans, et au sein duquel doit trouver place l’éducation thérapeutique qui constitue le socle essentiel de toute prévention secondaire.

La démocratie sanitaire ne peut se construire que sur une vraie démarche participative.

Contact :

Marc Paris – Responsable communication : 01 40 56 94 42

Téléchargez le communiqué de presse ici