Communiqués de presse – Le CISS (droits des malades, accès aux soins …)

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22 août 2005

Pierre Bivas, nommé en janvier par Philippe Douste-Blazy à la tête du GIP, a été remercié par Xavier Bertrand, dans des circonstances qui restent encore floues, quelques jours seulement après un séminaire à Marne-la-Vallée, au terme duquel le comité d’orientation GIP avait fixé sept orientations concernant le déploiement du dossier médical.

Dominique Coudreau, déjà président du comité d’orientation, a été nommé président du Conseil d’administration. La direction générale du GIP a été confiée à Jacques Beer-Gabel.

Christian Saout, président de l’association Aides et vice-président du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), confirme les « tensions perceptibles lors des dernières réunions de travail : Pierre Bivas a eu beaucoup de courage de travailler avec des gens qui étaient opposés à son projet ».

D’aucuns ont relevé ces dernières semaines un net revirement dans les discours de Xavier Bertrand quant aux bénéfices attendus du DMP. Les 3,5 milliards d’euros d’économies annuelles annoncés à tue-tête par Philippe Douste-Blazy font désormais partie du passé : « Je n’ai jamais présenté le DMP comme un outil de gestion de l’assurance-maladie. Le DMP ne consiste pas à réaliser une prouesse technique. Il est là pour améliorer la qualité des soins »

Dominique Coudreau regrettait également « l’absence de sous » pour mener à bien ce chantier. Les 15 millions d’euros du fonds d’aide à la qualité des soins de ville (Faqsv) pour 2005 ne sont qu’une broutille comparé aux 600 millions d’euros nécessaires pour lancer le DMP. Il reste par ailleurs « beaucoup d’interférences sur le dossier médical, son contenu, ses fonctions, son utilisation et ses conditions d’accès par le patient », résume Christian Saout. Un an après l’adoption de la réforme de l’assurance-maladie qui lui a donné vie, le DMP est un dossier mal en point.