Droit des citoyens concernés par la Santé : « L’ESPRIT DES LOIS » DISCUTÉ A LUNEVILLE | CISS – Collectif Interassociatif Sur la Santé

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© Est Républicain 13.02.13 à 05h00

Le groupement de coopération sanitaire entre l’Office d’hygiène sociale de Lorraine et la Croix-Rouge française, Soccle, organise ce vendredi 15 février, à 14 h 30, à l’Impérial, la projection gratuite, et ouverte à tous, du film « L’esprit des lois ». Le 2 janvier et le 4 mars 2002, deux lois viennent rénover l’action sociale et médico-sociale et organiser la démocratie sanitaire. Ces lois réaffirment la place prépondérante des patients et des usagers. Elles entendent promouvoir l’autonomie, la protection des personnes et l’exercice de leur citoyenneté. Mais aujourd’hui, 10 ans après, les usagers sont – ils conscients de leurs droits ? Quel impact ces lois ont-elles eu sur les pratiques professionnelles, en bien ou en mal ? Dix ans après, ces lois se sont-elles fait entendre ? La projection de ce film initié par Alice Sacagrande, qui sera présente à l’Impérial ce vendredi, sera suivie d’une table ronde en présence de Pierre Lahalle-Gravier, président du CISS Lorraine, Pierre Monin, professeur de pédiatrie émérite impliqué dans des associations sanitaires et médico-sociales, Jean-Marie Lochum, délégué du défenseur des droits, et Alexandre Horrach, directeur général de l’Adapei 54.

© Est Républicain 6.02.13 à 05h00

Familles de personnes handicapées, de seniors devant rejoindre une maison de retraite… ces thèmes concernent beaucoup de citoyens.

VOTRE MAMAN doit entrer en maison de retraite, votre frère vit dans un centre pour personnes handicapées, votre filleule est placée dans une structure pour enfants ? Le documentaire initié par la Croix-Rouge et présenté hier à l’Impérial vous intéresse. « L’esprit des lois », réalisé par Michèle et Bernard Dal Molin, a été qualifié d’« équilibré » par la majorité des intervenants participant à cette table ronde proposée par le Soccle, groupement de coopération sanitaire entre l’office d’hygiène sociale de Lorraine et la Croix-Rouge française.

Même si ce n’était pas l’avis de tous les professionnels de la santé et du secteur médico-social, présents hier après-midi dans l’une des salles du cinéma, aux côtés des « usagers ». Ce documentaire évoquait le chemin parcouru depuis la promulgation des lois dite de démocratie sanitaire en 2002. Où la place prépondérante des patients et des usagers est réaffirmée. Et dont le but était de promouvoir l’autonomie, la protection des personnes et l’exercice de leur citoyenneté.

L’un des intervenants dans le documentaire l’affirme : « Le droit des malades est souvent pris par le personnel de santé comme des droits contre eux. » Car les familles sont très au fait maintenant par le biais d’internet et donc plus demandeuses.

Une jeune femme, qui a vécu deux hospitalisations en psychiatrie, témoigne de l’évolution : du « vous n’avez pas le droit de sortir en dehors de la cour parce que c’est comme cela » au personnel qui explique.

Une dame qui veut placer sa maman en maison de retraite de crainte qu’elle ne chute seule à son domicile expose son point de vue. « Protéger tout en laissant l’autonomie de la décision, les frontières sont ténues », souligne l’un des intervenants de ce reportage. « Nous sommes souvent dans une relation triangulaire : famille, patient, personnel médical », souligne une gériatre.

Lors du débat, après la projection de « L’esprit des lois », Philippe Romac, le délégué territorial de l’ARS (agence régionale de santé), l’a affirmé : « La parole des usagers permet aussi d’orienter nos actions. » Et de les encourager eux et leurs familles à communiquer auprès de son organisme. Jean-Marie Iochum, délégué du défenseur des droits pour la Meurthe-et-Moselle, a expliqué qu’à chacune de ses permanences, des personnes viennent pour des discriminations. Et a reconnu que « partout, lorsqu’il y a vulnérabilité, il faut défendre les droits. Des droits qui ne sont pas plus bafoués dans la société que dans les établissements de santé ».

Parmi les spectateurs, une dame blonde a regretté le fait que « beaucoup de professionnels soient encore insuffisamment formés ». Un avis de professionnel : c’était le professeur Danièle Sommelet, ancien chef du service d´onco-hématologie pédiatrique à Brabois.

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C.S.C