Difficulés d'accès, refus et renoncement aux soins en Bourgogne : Sondage du CISS-Bourgogne – Colloque du 8 octobre 2012 | CISS – Collectif Interassociatif Sur la Santé

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En amont du colloque du lundi 8 octobre 2012 qui s’est tenu au Conseil Général de Côte d’Or, le CISS-Bourgogne avait lancé une large consultation auprès des professionnels de santé, du secteur médico-social, des établissements de soins, des représentants des institutions et des usagers, des pouvoirs publics… afin d’établir un panorama aussi précis que possible des difficultés d’accès, des refus et du renoncement aux soins en Bourgogne.

Les résultats du sondage ont été remis et présentés à l’occasion du colloque du 8 octobre 2012.

Le Journal de Saône-et-Loire et Bien Public ont publié un article sur le sondage, repris ci-après :

Selon le sondage du CISS-Bourgogne auprès des acteurs de santé (auquel ont répondu 166 personnes via le web) divulgué aujourd’hui, les critères les plus cités pour expliquer les difficultés d’accès aux soins en Bourgogne sont :

-le coût des mutuelles (cité par 68 % des répondants)

-les délais d’attente (66,2 %)

-le déremboursement (63,2 %)

-les dépassements d’honoraires (59 %)

-le manque de professionnels de santé (57,8 %)

-Autre reste à charge (56 %)…

Le refus de soins, « réalité méconnue » dit l’étude, s’explique par le déficit de l’offre de soins (cité par 50,6 % des sondés), le manque de solvabilité (47 %), la gravité de la pathologie (40,3 %), l’âge du patient (40,3 %).

[source : http://www.lejsl.com/]

Si le manque de moyens explique pour partie le renoncement aux soins, le manque de professionnels de santé est un point tout aussi incontournable. Selon le sondage du CISS, le premier critère du refus de soins serait d’ailleurs le déficit de l’offre (50,6 %). La question des déserts médicaux refait ainsi régulièrement surface dans l’actualité et force est de constater que l’absence de spécialistes dans certaines zones devient un vrai problème. Qui ne s’est pas vu répondre qu’un rendez-vous avec un ophtalmologiste n’était pas possible avant au moins deux mois ?

Et pour cause, selon l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bourgogne, « l’offre ambulatoire situe la région en dessous de la médiane des régions françaises. La densité des médecins généralistes, chirurgiens-dentistes mais aussi masseurs-kinésithérapeutes est inférieure à la majorité des régions ». Ainsi, sur 100 000 habitants, en Bourgogne on peut dénombrer 102 médecins généralistes contre 112 en moyenne en France et 46 chirurgiens-dentistes sur 62 en France. Mais encore plus inquiétant, l’ARS souligne : « 50 % des médecins généralistes de plus de 55 ans cesseront leur activité d’ici 2015 […] leur effectif chutera de 1 508 à 1 191, soit une diminution de 21 % au niveau régional. »

[source : http://www.bienpublic.com/cote-d-or]