Santé pour cette nouvelle année 2015 ! | CISS – Collectif Interassociatif Sur la Santé

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Le 28 décembre dernier, l’Ifop révélait, grâce à un sondage, que les Français considèrent la santé comme la clé du bonheur et la plus importante chose à souhaiter au moment de la nouvelle année.

« Bonne année et bonne santé », le buzz du Nouvel An !

La quasi-totalité des personnes interrogées (96%) utilisent la formule consacrée « Bonne année et bonne santé », 41% systématiquement. La santé reste ce qu’il y a de plus important à souhaiter à ses proches pour 69% des sondés. Au-delà de la simple politesse, les Français semblent réellement considérer que la santé est la clé du bonheur. Ils la placent en première position dans 71% des cas. L’amour arrive deuxième (50%), et loin derrière viennent ensuite le fait d’avoir des enfants (29%) et enfin d’avoir suffisamment d’argent (21%).

La santé, une préoccupation de senior ?

Pour près de 3 Français sur 4 (71%), être en bonne santé est la principale source de bonheur mais elle est davantage plébiscitée par les 65 ans et plus (85%) que par les 18-24 ans (57%).

Insouciance de la jeunesse ? Morbidité de la vieillesse ? Succès du matraquage médiatique subi par les seniors ?

La santé, du corps et de l’esprit…

La « bonne santé » que se souhaitent les Français n’est pas forcément physique. Les personnes sondées mettent d’abord en avant le moral à 66%. L’absence d’infirmités ou de maladies graves n’arrive que deuxième avec 57%, suivi du bien-être corporel, de l’énergie (52%).

Un ministère de la Santé au bout des vœux ?

Les vœux prioritaires des Français, pour une bonne santé, ne pourraient-ils pas être en partie exaucés grâce à la loi relative à la santé qui devrait, en 2015, s’employer à développer la promotion de la santé et l’égalité d’accès aux soins, notamment avec la généralisation du tiers-payant pour les consultations médicales en ville ?

Le système de santé français a bien des qualités, et les personnes malades que le CISS représente notamment sont bien placées pour en attester. A la pointe de l’expertise médicale et du savoir-faire chirurgical, notre technicité est optimale au regard de l’état de la science. Pourtant, les dysfonctionnements sont nombreux et ils se situent à des niveaux intermédiaires : entre les structures de prises en charge, entre la maladie et le grand âge, entre le besoin de soigner le corps et celui d’être considéré sur le plan psychologique, entre la chronicité et le maintien dans l’emploi , entre la précarité et la santé, etc… Ce sont ces nœuds que notre système de prise en charge doit tenter de dénouer et les pistes d’action proposées pour 2015 devront absolument tenir compte de la transition à opérer pour réduire les discriminations dont les personnes malades et démunies sont les premières victimes.