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"Hippocrate, reviens, ils sont devenus fous !"

18 décembre 2006

« Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera »

Citation du serment d’Hippocrate - Bulletin de l’Ordre des Médecins – Avril 1996

La médecine qui soigne devient une médecine qui refuse de soigner. Particulièrement en ville, lors de l’accès aux soins de première ligne. Une enquête du Fonds CMU a révélé des pratiques scandaleuses de la part des spécialistes, notamment chez les dentistes, et une enquête de Médecins du Monde décrit les refus de soins pour les patients pris en charge dans le cadre de l’AME.

De telles attitudes brouillent la perception de la médecine par nos concitoyens faisant craindre une rupture majeure dans la cohésion sociale.

Le Ministre de la Santé et des Solidarités convoque pour demain 19 décembre une réunion de concertation avec l’ensemble des acteurs, y compris le Collectif interassociatif sur la santé qui avait saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations afin de faire cesser ces refus de soins. Il a déjà largement communiqué sur la nécessité de sanctions spécifiques pour ceux qui refusent des soins, ce qui pourrait contribuer à une plus grande vertu dans le respect du serment d’Hippocrate.

Ceci étant, le CISS rappelle :

- Que des outils de sanctions existent déjà et qu’il faudrait commencer par s’en servir : la CNAMTS peut déconventionner un médecin qui refuse des soins. L’a-t-elle jamais fait ? Pourtant son directeur dispose depuis la réforme de l’assurance maladie de TOUS les pouvoirs !

- Qu’il faut permettre la saisine directe des ordres départementaux des médecins par les personnes victimes de refus de soins puisque les ordres refusent de se saisir eux-mêmes de leur pouvoir de sanction, comme le montre l’incapacité à mettre un terme à la promotion des refus de soins par l’ordre départemental des Yvelines.

En outre, la CMU concerne près de 5 millions de personnes et potentiellement beaucoup plus. Il faut donc d’urgence limiter tout risque de multiplication des refus de soins qui pourraient rapidement toucher une large frange de la population.

Ce n’est donc pas une mesure (les sanctions) du rapport Chadelat qu’il faut mettre en œuvre, mais TOUTES les mesures.
 

Contact :

Marc Paris – Responsable communication - Tél. : 01 40 56 94 42

Santé Info Droits 0 810 004 333 - http://leciss.org

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