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Découvrez le film Abécédaire de la démocratie sanitaire !

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30 juin 2015

Découvrez le film "Abécédaire de la démocratie sanitaire" !

Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) a fait réaliser un film pédagogique (par le réalisateur Juan Gélas) pour sensibiliser le public sur ce que recouvre la “démocratie sanitaire”, afin d’en expliquer les principaux droits qui la fondent, et inciter l’ensemble des usagers à en prendre pleinement conscience pour mieux les exercer.

 

Le film "Abécédaire de la démocratie sanitaire" a été rendu public aujourd'hui : une projection était organisée ce mardi 30 juin 2015, au ministère de la Santé, en présence du réalisateur, des militants associatifs du CISS interviewés dans le film, des administrateurs du CISS, de présidents de ses associations membres, mais aussi d'acteurs impliqués dans notre collectif ainsi que de la Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, qui a ouvert la séance de projection.

 

Le film "Abécédaire de la démocratie sanitaire" dans son intégralité :


 

Film séquencé par CHAPITRES, et séquences :

 

Chapitre 1 du film - DROITS INDIVIDUELS (21'58'') :

 

 

Extraits des séquences du Chapitre 1 :

- Séquence « D comme Droits » - 4'32''  :

« La question aujourd'hui n'est pas seulement de donner des droits aux gens, c'est de les leur faire connaître ! » (Claude Rambaud) 

« On a globalement une personne fragilisée par la maladie, et c’est précisément parce qu’elle est fragilisée que le législateur a décidé de lui donner des droits particuliers » (Alain-Michel Ceretti)

- Séquence « I comme Information » - 6’29’’ :

« Le droit à l’information, il est évidemment conçu dans un esprit de rééquilibrage de la relation médecin/malade, et avec un destin qui est clairement celui de la décision partagée » (Christian Saout)

 

« Il ne suffit pas de donner une information médicale que personne ne comprend sauf les médecins eux-mêmes » (Pascale Ribes)

- Séquence « C comme Consentement » - 5’41’’ :

« Quelqu’un a le droit de demander à quoi ça l’engage s’il rentre dans un traitement» (Danièle Desclerc-Dulac)


« Il n’y a pas de consentement libre sans qu’il ait été éclairé par les données les plus essentielles sur un traitement ou sur une intervention chirurgicale : pourquoi, comment, dans quelles conditions, voilà tout doit être exposé, y compris les risques inhérents au choix de telle ou telle thérapeutique » (Christian Saout)

 
- Séquence « A comme Accès au dossier médical » - 4’23’’

« On voit bien que des patients ont des difficultés avec ça : on leur reproche d’avoir demandé leur dossier parfois, ça c’est inacceptable… c’est une pression morale qui est inacceptable » (Claude Rambaud)

- Séquence « D comme Droits et devoirs » - 2’38’’

« Les droits qui ont été construits lors de la loi du 4 mars 2002 ne sont pas des droits conditionnés par des devoirs » (Christian Saout)

- Séquence « I comme Individu » - 4’34’’

« Ce que les patients attendent de plus : c’est la vie en entier, c’est pas la vie amputée dans plein de domaines parce qu’ils sont malades, qu’ils doivent se contenter du minimum » (Yvanie Caillé)

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Chapitre 2 - DROITS COLLECTIFS (19’09’’)

 

 

Extraits des séquences du Chapitre 2 :


- Séquence « O comme organisation » - 2’05’’ :

« Ca me semble extrêmement important et nécessaire que la démocratie sanitaire existe et que les patients puissent participer aux choix politiques, aux choix de stratégie de santé qui concernent leur prise en charge » (Yvanie Caillé)

- Séquence « M comme Mobilisations » - 2’22’’ :

« Pour la première fois, c’étaient les malades qui interpellaient les professeurs qui étaient encore uniquement à la tribune… ceux qui interpellaient et ceux qui, y compris, souhaitaient émettre ou émettaient des propositions, n’étaient pas ceux qui étaient à la tribune mais ceux qui étaient dans la salle » (Nicolas Brun)

- Séquence « I comme Interassociatif » - 3’06’’ :

 « On arrive dans une salle commune qui est la souffrance, et comment la société répond à cette souffrance ! Et ça, c'est indispensable ! » (Claude Finkelstein)

« Je pense que l'ensemble des pathologies ont des causes communes à défendre »

(Claude Rambaud)

- Séquence « R comme Représentant des usagers » - 10’44’’ :

« 'Ah bon, il y a un représentant des usagers ?' Les gens me disent 'c'est quoi cette bête-là ?' Ils ne connaissent pas » (Françoise Antonini)

 

« La première fois que je suis arrivée dans un hôpital psychiatrique représentante des usagers, tout le monde a pensé qu’ils allaient m’utiliser : les syndicats pensaient que je serais comme eux, la direction pensait que je serais comme eux, et les professionnels pensaient que je serais comme eux ! » (Claude Finkelstein)

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Chapitre 3 du film - AUTONOMIE, 13’44’’

 

 

Extraits des séquences du Chapitre 3 :


- Séquence « S comme Soignant / Soigné » - 2’23’’ :

« Quand on parle de la qualité de la relation soigné / soignant, il y a de plus en plus de publications aujourd’hui dans de grandes revues internationales qui apportent des preuves réelles, des preuves tangibles de l’impact de cette relation sur la qualité des soins, sur des résultats biologiques » (Yvanie Caillé)

 - Séquence « E comme Empowerment » -2’49’’ :

« Savoir, c'est pouvoir. Voilà, c'est ça qu'on veut : c’est avoir du savoir, avoir de la connaissance pour pouvoir mener sa vie de malade, sa vie de patient, du mieux qu’on l’entend » (Christian Saout)

- Séquence « S comme Savoirs profanes » - 2’18’’ :

« Un patient atteint d’une maladie rare, quand il arrive chez son médecin, souvent, il connait mieux sa maladie » (Françoise Antonini)

- Séquence « E comme Education thérapeutique » - 2’48’’ :

« Un type en blouse blanche qui s’active devant une vingtaine de patients en leur faisant un petit cours : ce n’est pas de l’éducation thérapeutique » (Yvanie Caillé)

 - Séquence « D comme Démocratie ? » - 3’51’’ :

« C’est comme si on avait tout obtenu et qu’aujourd’hui il n’y avait plus rien à faire ou que l’essentiel était fait. Et je pense que ça c’est une erreur » (Pierre Lascoumes)


« Les droits conquis sont toujours des conquêtes fragiles. Et il faut toujours se battre pour les défendre, et il faudra reprendre ces combats-là. » (Christian Saout)